Sculpture - Collage  

 


Dans l’atelier de Lisbeth Delisle

 

 

L’atelier réel


Lisbeth Delisle habite dans le département de la Seine-Saint-Denis depuis plus d'une vingtaine d'années. C'est ici, dans une petite maison chaleureuse, qu'elle a son atelier de sculpteur. Au fond de sa cour, dans un grand espace bien éclairé et bâti, elle modèle ses cartons et ses plâtres. L'outil principal de Lisbeth, ce sont ses mains. Les mains qui sont la projection de son œil et de son esprit. En artisan, Lisbeth ne travaille pas avec des outils mécaniques. Elle n'utilise aucune ponceuse électrique. Lisbeth a besoin de sentir la matière, et surtout la chaleur de la matière. C'est pourquoi elle aime travailler le plâtre. «  Le plâtre direct offre des facilités grâce à l'utilisation d'armatures qui donnent une rigidité à la pièce. Par ailleurs, cette technique permet une remise en cause permanente de l'œuvre (...). Le plâtre est le matériau de l’empreinte, et donc de la mémoire. Lisbeth travaille en plâtre direct, c’est-à-dire sans esquisse préalable.

Depuis quelques années, Lisbeth Delisle a privilégié le carton (boîtes d'œufs, cageots, petits cartons) pour ses sculptures. Le carton est un matériau simple, courant, usuel. Il est à l'opposé de la préciosité d'une pierre ou d'un marbre. Malléable, il renoue avec le monde du jeu et de l'enfance. Il me semble que cela représente quelque chose important dans l'univers créatif de Lisbeth :le jeu.

En 1975, Lisbeth obtint une licence d'enseignement d'Art plastique. A son tour, elle devient professeur d’arts plastiques à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne jusqu’en 1991.


Claire Maingon,  Maître de conférences, Histoire de l'Art Contemporain Université de Rouen

 

 

 

 

 


 

 

-Votre oeuvre a souvent été qualifiée de « baroque » Pouvez-vous dire pourquoi ?
- Lisbeth Delisle : Le baroque, c’est le lyrisme, la théâtralité, les attitudes grandioses, un éclairage particulier, la démesure. Le Bernin me donne le frisson et me coupe le souffle... Je ne pourrais pas faire une sculpture statique. J’aime surtout la vie : le mouvement.

 

Monique de Beaucorps
Historienne et sociologue de l’art, présidente de l’association Syn’Art

 

 

 

 


 






Atelier, 77 rue de la Mare, Paris XXème




Atelier du Pré Saint Gervais

 

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